Claudie LENZI  Troncs communs Salle des Machines Les Peaux Cibles Les Digitales Otoportraits À Chacune sa Croix Elles ont relevé le front Pression/Opression

Cases animales

Peaux cibles 2

Chant d'Elle

Seconde Peau
Les Mis à Jour Vis ta mine Table d'Écoutes Collimateurs Saussure à son pied PV d'audition


CASES ANIMALES


CASES ANIMALES
du 31 juillet au 31 août
2026
Musée Simon Segal
83 630 Aups
dans le cadre l'exposition collective RÉSISTANCES

LE PRIX DU SANG : Déplacer le regard… Focaliser le regard sur ce que nous avons choisi de ne plus voir et mesurer ce que cette indifférence dit de notre société. Les Cases animales témoignent de notre déni concernant les animaux d’élevages intensifs, persécutés, bafoués, et manipulés génétiquement pour satisfaire une rentabilité toujours plus dévoreuse. Par ce travail, j’interroge le seuil de notre insensibilité face au vivant. Pourquoi certains animaux sont-ils nos compagnons alors que d’autres deviennent des machines à viande ? Quand une souffrance devient invisible que devient notre regard sur le monde ? En acceptant l’invisibilité de la souffrance animale nous détournons ce regard. Comment une société qui tolère les tortures quotidiennes subies par ces animaux peut-elle encore s’émouvoir devant d’autres formes d’oppression et de domination ? La domestication, puis l’exploitation industrielle de l’animal n’ont pas seulement bouleversé notre rapport à lui ; elles ont participé à la construction de systèmes fondés sur l’entassement, l’uniformisation des êtres vivants réduits à des chiffres et à des numéros, ouvrant la voie à d’autres formes d’asservissements tels l’esclavage, les camps de concentration…
Cette banalisation de la violence est le socle d’un capitalisme qui a effacé progressivement l’éthique au profit de la rentabilité, et qui a fait de la croissance et de la compétition une fin en soi sans égard pour le vivant et la nature. Produire toujours plus, extraire davantage, pendant que les animaux d’élevage industriels, au nom de la « sacro-sainte » souveraineté alimentaire, subissent de plein fouet la férocité du système… Quelques coquelicots pour se souvenir des prairies où ils pouvaient autrefois vivre, paître et se mouvoir librement. Aujourd’hui, la fleur est devenue le symbole de résistance pour la terre, la flore et le vivant.















/td>